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Mais où est mon putain de bob ?
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MessageSujet: Contexte   Mar 17 Juil - 14:35


Contexte


Il voit tout en noir aujourd'hui.
- Sauf le firmament. Patience, ça va venir. Mais je vois ce que c'est, vous n'êtes pas d'ici, vous ne savez pas encore ce que c'est que le crépuscule chez nous. Voulez-vous que je vous le dise ? Je veux bien vous satisfaire.
Un peu d'attention, s'il vous plaît. Qu'est-ce que je disais ?

Y disait que ça grouille. Y disait qu’ici, ça pue la vie. Y disait aussi que les flics sont pourris et qu’à Slab City, rien est interdit.
Il disait tout ça, et tout le reste aussi. Il savait comment chacun avait atterri ici, il pouvait dire qui y était mort, qui y était né, qui allait bientôt y crever.
Tiens, t’as vu ? Le soleil se lève.

Son histoire ? On s’en fout. Son histoire, on s’en fout ? Faux.
Son histoire c’était la tienne, c’était la mienne aussi. C’était celle de cette gonzesse qu’on a jamais su si elle avait vraiment joué à Hollywood, ou de ce ptit gars qu’on saura jamais s’il l’avait eu dans son lit la jolie Queenie parce qu’il s’est pris une balle juste avant. C’était aussi celle de la vieille qui fout de l’herbe dans ses cupcakes, et du vieux fou qui veut sauver ton âme du haut de Salvation Mountain.
Sors pas maintenant Honey. Tu vas cramer sous 48 degrés.

Les maisons sont usées. La sienne était rouillée.
J’ai jamais aimé ça moi, les quartiers résidentiels. Y disait que c’était le summum du mauvais goût qui s’était marié avec le bon dieu du capitalisme. Un peu comme si l’Oncle Sam et Donald Trump avait eu un gamin. Tu l’imagines ? Une gueule d’orange avec un chapeau ridicule, en disant avec sa voix de canard qu’il te veut toi. Qu’il aille se faire enculer. On a autre chose à faire nous à Slab City. Faut vivre.
R’garde, c’est joli, Mamma Gina a allumé les guirlandes pour la nuit.

T’as entendu un truc ? Mais non c’est pas un flingue Honey.
Quoique.



Dernière édition par Papy le Ven 28 Sep - 21:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Contexte   Sam 28 Juil - 22:58


L'environnement


Slab City, à quelques kilomètres de la frontière mexicaine, en plein désert du Sud de la Californie près de Salton Sea.

Slab City et ses 48°C l'été, ses grands réservoirs d'eau qui aident à supporter le soleil de plomb. Vous ne pouvez pas en rater l'entrée, avec son arche colorée de fleurs et ses œuvres d'art en tout genre. De loin déjà, on aperçoit Salvation Mountain une petite colline couverte de peintures et de versets de la Bible, l'œuvre d'une vie d'un slabber aujourd'hui mort. La cité s'est bâtie sur une ancienne base militaire de la seconde guerre américaine. Des soldats y sont restés, puis la ville s'est agrandie, presque par hasard.

Quelle drôle de ville que Slab City, ses habitants aussi hétéroclites que leurs lieux de vie, où se mélangent la toile et les briques. On passe de l'un à l'autre sans s'en rendre compte, douce transition des tentes vers les caravanes, des caravanes aux préfabriqués, puis aux maisons. En son centre bat le cœur de la ville, ses commerces, ses bars, ses quelques bâtiments officiels. Une partie plus mouvante de la ville est le refuge des snowbirds, nomades fuyant l'hiver des états du nord.  

Lumière dans le désert, Slab city attire comme un aimant les paumés en tout genre. Les criminels recherchés côtoient les hippies perdus des années 70', les désespérés de la vie ou ceux qui au contraire ont mis tous leurs espoirs en une vie différente. Des clandestins ayant passé la frontière ne sont pas allés plus loin pour démarrer une nouvelle vie et des artistes passionnés ou illuminés ont fait de la ville leur terrain d'expression ce qui lui donne son caractère unique, parfois tourmenté, toujours passionné.

Pourtant, aussi divers soient ses habitants, la ville bat d'un même cœur, d'un même rêve de liberté. La ville des laissés pour compte, vraiment ? Ou la ville des gens avides de liberté, quelque soit son prix ?

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