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 MEAN GIRL | Georgia Green

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MessageSujet: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 19 Aoû - 22:21

Georgia Green
« Dig up her bones but leave the soul alone »
 
NOM. GREEN MILLER PRÉNOM(s). Georgia Louise ÂGE. 36 34 DATE ET LIEU DE NAISSANCE. 16 aout 1982, Conway, Arkensas 24 juillet 1984, Washington DCORIGINES/NATIONALITÉ. Origines britanniques, nationalité américaine origines et nationalité américaines TAFF. Préteuse sur gage Receleuse d'objets divers et variés, de plus ou moins grande valeur STATUT CIVIL. Célibataire GROUPE. Ostria
Menteuse
Opportuniste
Snob
Égoïste
Maligne
Forte
Ambitieuse
Organisé
Et ta piaule, à quoi elle ressemble ? Au-dessus de la boutique de prêt, il y a un petit appartement. Ça paye pas de mine, mais les murs font plus de trois centimètres d'épaisseur, on ne se caille pas trop la nuit. Et puis il y a l'électricité, les chiottes et l'eau courante. M'enfin elle est dégueulasse.

Comment t'as débarqué ? En bus. Un mardi soir, même. Avec la ligne Grey Hound qui fait la liaison entre Dallas et Monterrey, au Mexique. Cette saloperie de tas de ferraille est tombée en panne. Elle avait pas prévue de rester. Mais elle avait pas prévu grand-chose, à vrai dire.

Qu'est-ce que t'espères trouver ici ? Elle espère surtout que c'est elle qu'on va pas trouver. Ça fait quinze ans que ça dur et jusqu'ici ça fonctionne plutôt bien. Alors elle reste. En même temps, c'est pas facile de se tirer d'un trou à rats, surtout quand on en est devenue un.

PSEUDO. Kah ÂGE/PAYS. 23 CONNEXION. Entre plusieurs fois par semaine et plusieurs fois pas jours  :hmm:  TYPE DE PERSO. inventé COMMENT T'AS TROUVÉ LE FORUM ? C'est Tristan.  :igor:   AVATAR. Natalie Dormer CRÉDITS. ABΔИDON UN DERNIER MOT. C'est bien jolie par chez vous  :siffle:


Dernière édition par Georgia Green le Lun 20 Aoû - 16:57, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 19 Aoû - 22:21

Let her find a way to a better place
Broken dreams and silent screams, empty churches and soulless curses
Il n'y rien de mieux au monde que les cupcakes à la fraise.
« Les chiens. » Dit Brook.
« Les robes et le vernis à ongles. » Renchérit Georgia.

Mais Louise n'en démord pas. Les cupcakes à la fraise, c'est ce qu'elle préfère le plus sur toute la planète. D'ailleurs pour le prouver elle va en rapprendre un, tient. Elle tend la main par-dessus la théière miniature de sa dînette en porcelaine, et attrape l'un des gâteaux joliment disposés sur un présentoir de trois étages. Anika surgit dans le salon. Anika surgit toujours quand Louise s'apprête à faire quelque chose qui ne lui plait pas. Louise est convaincue que c'est une extra-terrestre. Georgia, elle, dit que c'est une sorcière. « Non, mademoiselle Louise, un seul gâteau c'est largement suffisant ! » Dit-elle. Anika est une gouvernante inflexible, aussi rigide que son affreux chignon trop serré. Elle porte une robe noire parfaitement, cintrée, un tablier blanc parfaitement ajusté et des petits mocassins parfaitement cirés. Sorcière ou extra-terrestre, Louise la trouve parfaitement énervante.

« Mais Anika, c'est ce que j'aime le plus, sur toute la terre ! » Insiste Louise. Brook ricane et Georgia lève les yeux au ciel. « Votre mère n’approuverait pas, c'est non. » Louise croise les bras sur sa robe blanche brodée de tournesols. Qu'est-ce qu'elle en sait Anika, de ce que sa mère approuverait ? Elle n'est pas là pour le voir de toute façon ! Et puis, à quoi ça sert de faire une Tea-Party quand on a six ans si on ne peut même pas manger tous les gâteaux ?
C'est injuste.
Louise n'aime pas les injustices.
Elle refuse.

Elle se tourne vers Anika et lui lance un regard noir. Puis sans détacher son regard de sien, elle tend la main vers le présentoir à gâteaux. Il y a un grand silence. Son coeur bat à toute allure. « Louise. » Dit très calmement Anika. Les doigts de la gamine se referment autour d'un des gâteaux. « Louise reposez ce gâteau tout de suite. » Elle n'en fait rien. Elle reste là, sans bouger, avec un regard de défis. « Je vais compter jusqu’à trois, Louise. » À côté d'elle Brook ne rigole plus du tout. "Un." Georgia, elle, a le regard admiratif. Ça donne un peu plus de force à Louise. « Deux » elle approche le gâteau de son visage et lève une dernière fois les yeux vers elle. « Tr- »

Louise mord à pleines dents dans le cupcake.
Brook pousse un petit cri et plaque se plaque une main sur la bouche, les yeux exorbités.
Georgia éclate de rire en applaudissant.
Anika est verte de rage.

Le gout de la génoise au beurre parfumée à la fraise envahit sa bouche de Louise, et elle déborde jusque sur le bout de son nez. Ses dents mordent de gâteau cuit à la perfection et le coulis de fraise coule dans sa gorge. Elle n'a pas tout à fait avalé la première bouchée qu'elle en engloutit déjà une seconde.

En moins d'une minute, la pâtisserie disparaît, il ne reste qu'un peu de glaçage sur le nez de Louise. Elle le ramasse du bout du doigt e le lèche avec insolence. Avant de s'essuyer les joues et le menton. Puis, elle salue ses amis, dans un geste théâtral au moment où Anika lui attrape le poignet pour l’entraîner hors de la pièce.


« Louise ? »
Giorgia est allongé sur le lit, ses jambes sont relevées contre le mur et ses cheveux blonds forment une auréole autour de son visage angélique. Elle feuillette d'un air distrait le dernier numéro de Vogue.
« Louuuiiise ? »
Louise est plantée devant le miroir de la penderie. Elle porte devant elle une robe rose poudrée avec une jupe en mousseline et un bustier en soie. Anika l'a déposé dans sa chambre la veille. C'est une robe Chanel, sa mère la lui a achetée spécialement pour le gala de charité organisé par son père le week-end suivant. C'est sa première robe haute couture. Biensûre, elle a déjà porté des robes de marque, mais pas comme celle-là. Celle-là, c'est une Chanel. Louise ne l'a pas encore essayée. Elle ne rentrera jamais dedans de toute façon.
« Ho ! Louise ! »
Elle se retourne dans un sursaut. Georgia s'est redressée et la regarde sévèrement. « À quoi tu penses ? » Louise jette un oeil au miroir, puis a la robe. « Aux cupcakes à la fraise. » Georgia la regarde d'un air sceptique. « Pardon ? » Louise secoue rapidement la tête et reporte son attention vers le miroir. « Non rien. »

Elle se demande pourquoi elle a dit à sa mère au'elle faisait du 34 alors qu'elle fait déjà un bon 36. Mais le 36 ce n'est pas une taille pour elle. Ça ne peut pas être une taille pour elle. Elle n'était même pas sûre que les robes Chanel existent en 36. Elle n'avait pas pu prendre le risque. Elle avait dit 34. Mais là, avec la robe sous les yeux, elle se rend bien compte que ça ne passera pas. Ça ne passera jamais.
Mon Dieu ! Ça ne passera jamais !

Une vague de panique s'empare d'elle. Elle n'en montre rien. Elle va trouver une solution. Si elle ne rentre pas dans cette robe dans une semaine, sa mère la tuera.
Et plutôt mourir que de ramener cette robe pour la faire agrandir !
Elle repense au cupcakes à la fraise. Anika et sa mère avaient raison, c'était une erreur de les manger, ça ne pouvait rien apporter de bon. C'est fini, elle n'en mangera plus jamais. Ni de chocolat ni de frite. Plus de cinnamon roll non plus. Ni de capucino extra crème. Elle oublie la pizza, les burgers, le poulet frit et tout ce qui y ressemble, de près ou de loin.
Elle a la nausée.

Louise prend une profonde inspiration. Elle accroche la robe à la porte de la penderie. « Tu l'essayes pas ? » demande Georgia. Louise secoue la tête avec un léger haussement d'épaules. « Je l'ai essayé hier » « Je peux l'essayer, moi ? » Non. « Si tu veux. »

Giorgia se lève d'un bon et ballante Vogue à l'autre bout de la pièce. Elle en crevait d'envie depuis le début de l'après-midi. Elle enlève son tee-shirt et son jean et, très délicatement, elle descend la fermeture sur le côté de la robe. « J'en reviens pas que ta mère t'ai acheté une Chanel !» Elle glisse ses jambes à l'intérieur et la remonte sur sa poitrine. Tout au fond d'elle, Louise espère que la robe ne lui ira pas. Elle prie, même, pour qu'elle soit incapable de remonter plus de deux centimètres de fermeture. Mais Georgia se glisse dans la mousseline comme une sirène, elle remonte le zip qui épouse parfaitement la courbe de ses hanches et sa taille jusque sous son aisselle.

Elle est ravie. Elle est rayonnante.
Elle tourne sur elle même devant la glace.
Georgia est sublime.
Georgia est parfaite.

« Alors ? » elle demande, avide.
Louise pince les lèvres et secoue la tête d'un air désolé. « Non... Je suis désolé, c'est... vraiment pas toi. » Le sourire de Georgia s'efface. « La couleur jure avec tes cheveux. En plus, t'as la peau trop mate, c'est vraiment pas joli. Et puis, le bustier comme ça... ça te fait vraiment une poitrine en planche à pain. » Soudain, Georgia rayonne beaucoup moins. « Je suis désolé ma chérie... Mais en plus, regarde, elle est trop longue. » Georgia commence déjà à tirer la fermeture et que Louise traverse la pièce pour sortir. « Je reviens, faut que j'aille pisser. »
Et vomir.
Ça au moins ça peut aider.



Mais quelle salle garce. Comment cette pute a osé lui faire une chose pareille ? Après tout le fric que Louise a dépensé pour leurs fausses cartes et les billets d'avion. Elle n'arrive pas à y croire. Georgia l'a planté.  Qu'elle crève en enfer, cette immonde salope.

Il fait une chaleur abominable à  l’aéroport de Denver. Comment il peut faire si chaud ? C'est le Colorado, pas la Californie. Elle vient de rallumer son téléphone, il n’arrête pas de vibrer, Anika l'a appelé au moins vingt fois depuis qu'elle a quitté DC. Elle est sûre que cette sale pétasse l'a balancé. Qu'elles aillent se faire foutre toutes les deux, Louise change de plan. Elle a réussi à échanger son billet pour Miami contre un autre pour Honolulu. Elle annulé celui de Georgia et le type du guichet lui a garanti qu'elle serait remboursée. Hors de question qu'elle paye un centime de plus pour cette tarée. En plus la fugue, à la base, c'était son idée à cette connasse. Ça vibre encore dans sa poche. Elle sort le téléphone et raccroche au nez de sa gouvernante avant de le couper. Elle est en train de fuguer, on peut pas lui foutre un peu la paix, non ?

Son vol est dans trois heures. Elle a prévu de disparaître un mois. Ça sera suffisant pour tous les faire flipper. Ça sera assez long pour que tout le lycée ne parle que d'elle à la rentrée. Ça sera assez court pour pas qu'on aille imaginer des rumeurs tordues sur les raisons de cette disparition. Ça sera très bien.

C'est tres bien.
Tout va bien.
C'est ironique, sur sa fausse carte d'identité elle s'appelle Georgia. Elle avait cru que ce serait drôle d'échanger leur prénom. Quelle connerie. Cette salope va le regretter.
Elle est sur les nerfs, il faut qu'elle se calme.
Elle utilise la fausse carte pour s'acheter un paquet de cigarettes.
Elle en fume trois et va prendre un café.
Ça ne va pas mieux.
Elle demande un peu de crème en plus.
Encore deux heures vingt-cinq avant le décollage pour Honolulu.
Elle achète un cookie.
Et un deuxième, double chocolat.
Puis encore un. Jamais deux sans trois.
Elle a envie de vomir.
Vomir. Vomir. Vomir.

Elle fait la queue devant les toilettes. Évidemment c'est quand elle a besoin d'y aller que le monde entier a décidé que c’était l'heure de pisser. Sur le mur d'en face, un écran de télévision diffuse la CNN en continu. Puis elle voit le visage de son père. Pendant un quart de seconde, elle croit qu'il est là, dans l'aéroport de Dever et qu'il vient la chercher. Elle a un brusque mouvement de recul et heurte le mur derrière elle. Mais c'est ridicule, son père ne se serait jamais déplacé lui même jusqu'à Denver pour venir la chercher. Non, il est juste en train de passer à la télé.

Pourquoi il passe à la télé ? Et pourquoi aux infos ? Pourquoi on filme le Plaza, et le Hill, et tous ses autres hôtels ?  Et pourquoi il y a des policiers partout sur les images. Pourquoi on traine son père hors du Plaza, menottes au poignet. Et sa mère. Bordel, quelqu'un cache son visage, mais c'est bien elle: sa mère, menottée, à la télé.
Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ? Alors; seulement, elle s'approche pour lire le bandeau rouge "breaking news" qui défile au bas de l'écran. Le bandeau qui dit que ses parents, propriétaires du plus grand empire hôtelier de luxe des États-Unis, sont accusés de détournement de fonds et de fraude fiscale.

Louise a l'impression qu'elle vient de se prendre une décharge électrique. Au mois 5000 watts dans la tronche. Elle a le souffle court et les mains moites. Elle attrape sa valise et remonte la file d'attente des toilettes en bousculant tout le monde, ignorant les exclamations indignées des autres voyageuses de la file et sans prendre la peine de s'excuser. Elle marche droit devant et fonce dans la cabine handicapée. Elle verrouille la porte et se jette sur la cuvette. Voilà, elle vomit. Et sans les doigts, c'est un exploit.

Elle se rince la bouche dans le lavabo et se passe de l'eau sur le visage. Elle regarde son reflet. Merde, qu'est ce qu'elle va faire ? Son père s'est fait arrêter. Sa mère aussi. Ce qui est drôle c'est qu'a aucun moment elle ne remet en doute leur culpabilité. Évidemment qu'ils sont coupables. Et sa mère, peut-être même qu'elle est encore plus coupable que son père, ça serait pas surprenant. Ça doit se compter en millions, voir en milliards de dollars cette histoire. Qu'est-ce ils vont faire d'elle ? Elle n'a que seize ans. Elle va vivre avec Anika ? Non. Plutôt mourir. Ou avec sa tante de Stacy ? Impossible. Plutôt mourir deux fois ! Elle pourrait faire comme si elle ne savait rien et se barrer à Honolulu comme prévu, sauf qu'elle ne reviendrait jamais. Ho merde. Ils vont lui couper sa carte de crédit. Bordel, qu'est ce qu'elle va faire s’ils lui coupent sa carte de crédit ? Il faut qu'elle vide tout avant. Mais si ça se trouve, ses parents doivent un paquet de frics a des gens moins sympas sue l’État. Et ces gens-là, sur qui ils vont se venger si ses parents vont en taule ? Sur elle, ouais. Ils vont la chercher c'est sure. Peut-être même qu'ils sont déjà en train de la chercher. Si elle utilise sa carte, même pour vider son compte, ils vont la trouver.

Mon dieu, ils vont la retrouver.

Avec quoi d'autre ils pourraient la retrouver ? Les portables, ça se trace non ? On est en 2000, ils savent faire ce genre de trucs maintenant. Louise se jette brusquement sur son sac à main elle le vide sur le sol et attrape son portable. Elle le balance dans le lavabo est ouvre le robinet. Elle laisse couler l'eau dessus.
Louise ne réfléchit plus.
Louise est en roues libres.
Elle pense à tous les gamins recherchés dont on plaque les portraits par centaine sur les briques de lait. Hors de question que sa gueule a, elle se retrouve sur une brique de lait. Mais sa gueule va se retrouver sur une brique de lait. Il faut qu'elle en change. Elle ouvre sa valise, en sort un couteau suisse miniature, cadeau de cette petite pute de Georgia. Elle l'ouvre, la lame est fine, mais parfaitement aiguisée. Elle prend une de ses longues mèches de cheveux bruns et la coupe nette, juste sous les oreilles. Puis une autre, et une autre et une autre; avec des gestes fébriles et rapides. Elle se fait une frange et elle changera de couleur à la première occasion. Quand elle a fini avec ses cheveux, elle troc rapidement ses bottes Prada et sa jupe burbury contre un jean et des baskets.Il ne faut pas qu'elle attire l'attention. Surtout pas, non. Le vieux sweat-shirt Yale Univercity de sa mère fera bien l'affaire.  Il faut qu'elle quitte le pays. Elle pense à tous les films et les séries qu'elle a regardés. Oui c'est ça, alle va aller au Mexique. C'est un pays d'exilés; le Mexique. Il lui reste encore plus de 1000 dollars en cash, elle avait tout prévu pour sa petite fuite, c'est très bien. C'est très bien. Elle va y aller en bus. Personne ne fait attention aux gens qui prennent le bus. Après elle revendra tous ses vêtements de marques, y a a pour des milliers avec tout ce qu'il y a dans sa valise.

Ça va aller, elle va s'en sortir.
Cancún c'est aussi bien qu'Honolulu.
Merde, la vie est vraiment une chienne.



Vingt-sept heures et trente-neuf minutes. C'est le temps qui s'est écoulé depuis que Louise s'est coupé les cheveux. Elle a traversé quatre états dans trois bus différents, tous plus insalubres et inconfortables les uns que les autres. Entre Denver et Green River UT, elle a partagé sa banquette avec une femme qui portait les faux cils qui avaient l'air les moins vrais au monde. Même quand Karl Lagarfeld colle des plumes sur les yeux de ses mannequins, ça a l'air plus naturel. Après ça elle s'est retrouvé a coté d'un type qui portait une hideuse veste de Bowling orange. Il ne lui a pas accordé la moindre attention et ça lui allait très bien. Quand elle s'est réveillée après; s’être endormie aux alentours de trois heures du matin, quelque part dans le Nevada, ce fils de pute s’était tiré avec tout le cash qu'elle avait dans son sac à main. Louise avait vraiment cru qu'elle allait se mettre. À chialer, mais elle s’était contrôlé. Elle avait attendu de s'enfermer dans les toilettes de la station de bus de Vegas.

Elle aurait pu faire demi-tour n'importe quand. Revenir. Tout annuler. Appeler Anika, appeler Georgia, aller voir la police. Avec son vrai passeport, on l'aurait renvoyé gratos à DC dans les vingt-quatre heures, pour la faire témoigner dans ce qui devenait, selon la radio "l'affaire Miller". Elle ne le fit pas. Elle avait un ticket pour Mexicali, une valise pleine de vêtements de couturiers et encore quarante-sept dollars et quatre-vingts cents dans la poche arrière de son jean. Non, elle ne ferait pas demi-tour. Elle n'a plus dormi dans le bus après ça.

Le tas de ferraille est tombé en panne dans un patelin ou il n'est même pas censé marquer l’arrêt. À moins dix kilomètres de la frontière. Louise a l'impression que c'est une mauvaise blague. Le karma se fout de sa gueule, ça ne fait aucun doute. Le chauffeur a dit qu'ils ne pourraient pas repartir avant le lendemain. Il va falloir dormir dans ce trou à rats. Elle prend sa valise dans la soute. Il est presque dix-neuf heures. Il parait qu'il fait froid la nuit dans le désert, même en plein été. Quelqu'un leur a indiqué ou se trouvait le seul motel du coin. Visiblement le truc sert aussi de bar local. C'est un vieux bâtiment en bois avec des airs de saloon, le porche est mangé au mythe et les vitres sont couvertes d'une épaisse couche de poussière. Welcome to paradise.

La fille derrière le guichet vient de donner une clé à un autre passager du bus. Elle s'est renfoncée dans son fauteuil en lisant un magazine sur les concours canins. Louise s'approche. Elle veut une chambre. Pitié, qu'elle puisse enfin dormir tranquille. « C'est cinquante dollars la nuit » lui répond la fille. Elle mâche un chewing-gum rose vif en ouvrant ostensiblement la bouche. Louise vide ce qu'il lui reste d'argent sur le comptoir. Après ça elle est à sac. Tant pis, l’idée d'un matelas et d'un potentiel douche ont eu vite fait de l'emporter sur tout souci d’économies. Louise n'a pas l'habitude de la privation, elle a déjà fait assez d'efforts au cours de vingt-huit dernières heures. La fille compte les billets. « Il manque deux dollars cinquante. » Elle dit d'un air blasé. « C'est tout ce que j'ai » dit Louise avec un air sincèrement embarrassé. « Y a un distributeur à côté de l’épicerie, c'est à un blocks. » Réponds l'autre. Louise prend un air contrit. « Je me suis fait voler tout ce que j'avais dans ma porte-feuille pendant le voyage, j'arrive de Denver. Vous êtes déjà allé en Utah ? Ces gens-là sont pas nets... » L'autre croise les bras. « Ha. C'est dommage. Il manque deux dollars cinquante. » Le regard de Louise se refroidit. Cette raté à l'air à cheval sur les maths. Elle se penche et tire de sa valise un robe en mousseline rose. Elle la plaque rageusement sur le comptoir. « Vous voulez me faire un lap dance ? » Demande la fille en la regardant d'un air sceptique. « C'est une robe Chanel. » « J'ai l'air de m’intéresser à la mode italienne ? » « Française. » Corrige Louise. C'est une blague, c'est quoi cette ville de pommés ? L'autre la regarde sans comprendre. « De quoi ? » « La robe ! » Louise s'impatiente. « C'est une marque fra- peut importe. » Elle soupire et se presse les doigts sur l’arête du nez. « Vous connais quelqu'un qui pourrait me la racheter ? »
L'autre baisse à nouveau les yeux sur son magazine et lance d'une voix forte « Bonnie ! J'ai quelqu'un pour toi ! »

Bonnie est grande et impressionnante. Elle porte une veste vert émeraude et une ceinture à boucle énorme sur un pantalon en velours violet. Et pourtant, elle a une allure dingue. Louise a du mal à y croire, mais elle doit bien le reconnaître, cette femme à de la classe. Elle regarde Louise des pieds à la tête avec l'air de celle qui sait exactement à qui elle a affaire. Et ça irrite Louise. Cette Bonnie a peut-être du style, ce n’est pas pour autant qu'elle doit se croire toute permis. « Tu vends quelque chose ? » « Ouais. » Réponds Louise, sur ses gardes. « J'ai un Pawn shop au bout de la rue, c'est là-bas que ça se passe. » Louise hésite. Pas longtemps. « Ok. »

Le Pown Shop est minuscule. Il ne compte qu'un seule pièce dont les murs sont couverts de vitrine où s'entasse un bric-à-brac difficilement descriptible. Bijoux, armes à feu, porcelaine antique, tout y passe. Dans un coin de la pièce, il y a un guichet derrière une vitre blindée. Bonnie ne prend pas la peine de passer derrière. « C'est pour un prêt ou pour vendre ?» « Vendre. » Louise lui montre la robe. « C'est une Chanel. Authentique. » Bonnie regarde Louise après n'avoir jeté qu'un bref coup d’œil à la robe. « À qui t'as volé ça ? » « À personne ! C'est un cadeau. » « Ça se revend pas les cadeaux. » « Ça vous regarde pas. Combien vous en prenez ? » « Ça dépend, combien t'en veut ? » Louise réfléchit un instant. « Quatre mille. » Bonnie éclate de rire. « Dis donc, il a de la valeur ton cadeau. » « C'est une robe de créateur ! » « De la saison dernière. » Louise fronce le nez. Cette conne s'y connait en plus ? Manquait plus que ça. « Je t'en offre deux mille cinq. » « Trois. » « Deux mille quatre. » Une vrai chieuse celle là. Louise se penche et ouvre sa valise. « Trois milles. » Elle sort une perd de botte de sa valise. « Avec les Prada. »

Sans rien ajouter, Bonnie passe derrière la vitre et tend à Louise un formulaire à remplir. « Il me faut une pièce d'identité. » Avec tout le naturel du monde, Louise sort son permis d'Arkansas et commence à remplir la feuille. Elle a appris par cœur ce qu'il y avait sur la fausse carte. Tout ira bien. « Georgia, hein ? » fait Bonnie. « Ouais. C'était le nom de ma grand-mère. » « J'espère que t'as pas payé ce faux trop cher parce qu'on s'est foutu de ta gueule. » Pause. « Pardon ? » Bonnie sourit encore. « Peu importe. » Elle sort une liasse de billets et les passe par la trappe de la vitre. « Non. Je veux savoir, qu'est ce que vous sous-entendez ? » « Que tas fausse carte est de mauvaise qualité, petite. » Bonnie prend le formulaire et sort une liasse de billets qu'elle passe par l'ouverture de la vitre blindée. Louise la regarde silencieuse. Merde. Si un meuf comme elle a remarqué c'est qu'elle doit avoir raison. Merde. « Vous, vous en foutez de la fausse carte ? » « Qui tu es  ne m’intéresse pas, petite. D'ailleurs, ça intéresse personne ici. Tu peux être qui tu veux, on s'en fout. » Elle jette un œil par la fenêtre et fait un vague signe du menton. « À la frontière par contre, ça va surement les passionner... » Louise déglutit. Son cerveau s'est remis à vriller. Elle regarde l'argent qu'elle a déjà à moitié fourrée dans son sac à main. Elle pourrait ignorer cette folle de Bonnie, aussi classe est-elle, elle a pas l'air très nette. Trois mille dollars c'est pas mal non ? Elle pourrait tenir un petit moment au Mexique, avec ça. Sauf si elle se fait chopper avant d'y arriver. C'est hors de question. «,C'est quoi déjà ici ? » Bonnie sourit. « Slab City, honey. »



Elle est assise sur un rocking-chair devait le magasin. Elle fume une cigarette. Elle est parfaitement maquillée, parfaitement habillée. Comme toujours. Gucci, somnole à ses pieds. Le doberman de quarante-deux kilos ne la quitte jamais. Un type monte les marches du perron. C'est un blanc avec le regard percent et les joues creuses sous sa barbe de trois jours. Il porte un jean avec une ceinture, un débardeur crasseux et une longue chemise ouverte à rayures vertes et blanches. Il la salue vaguement avant de pousser la porte du magasin. « C’est fermé. » Dis Georgia. « Ça r'ouvre quand ? » Elle hausse les épaules, regarde sa cigarette qu'elle vient tout juste d'allumer. « Je dirais cinq minutes. » C'est la troisième règle de Bonnie: "la boutique doit toujours être fermé si tu n'es pas l'intérieur, et personne, absolument personne n'a le droit d'entre derrières la vitre." Le type la regarde. « Vous êtes la gérante ? » « Sa nièce. » « Vous vous appelez comment ? » « Gerogia Green. » « Vous êtes du coin ? » « Je viens d'Arkansas. » Il a un petit rire. « C'est pas tout à fait à côté, ça. Qu'est-ce qui amène une aussi jolie fille dans un bled pareil ? » Elle tire sur sa cigarette. « J'ai fait pas mal de conneries quand j'étais gamine, mes parents m'ont envoyé ici en se disant que ça me remettrait sur le droit chemin de voir des ratés à longueur de journée. » Il hoche la tête en la regardant. « Et alors ? Ça a marché ? » « À votre avis ? » Elle tire à nouveau sur sa cigarette et le type sourit toujours. Cette façon qu'il a de sourire la dégoute. Il a les dents jaunâtres et le teint cireux. C'est un camé. Elle déteste les camés. Ils sont instables, et n'ont aucune fiabilité. Ces types-là peuvent partir en vrille à n'importe quel moment. « Les filles dans vot' genre ça se calme jamais, hein ? » Elle a une moue et un haussement d'épaules. « Vous avez pas idée de ce que c'est, une fille dans mon genre. »


Il a un flingue sur lui, derrière sa ceinture sous sa chemise. Ce se voit. Et ça fait chier Georgia, elle n’a vraiment pas envie de gérer ce genre de cons aujourd'hui. Il rigole encore. Bordel, qu'il aille se refaire les dents, le crack à tout bouffé. « On pourrait en parler autour d'un verre ? Ou d'un dîner si tu préfères. » Là c'est elle qui rigole. Parce que jamais, ô grand jamais, elle n'accepterait de sortir avec ce déchet; mais surtout parce que Georgia ne mange pas. En tous cas, pas assise autour d'une table avec un repas comprenant entrée, plats et dessert, servie dans une assiette. Ça serait un coup à se refaire vomir, et la seconde règle de Bonnie était très claire: "je t'interdis de te faire vomir." Cette règle avait été la plus difficile à suivre. Pendant un moment, Georgia avait trouvé la solution: ne rien manger du tout. La seconde règle avait donc bénéficié d'une extension: "Tu as obligation de manger, tous les jours." Elle mangeait, donc. Un régime alimentaire à base de boissons hyperprotéinées déshydratées, de fruits, de salade et de café; le tout savamment élaboré autour d'un programme sportif particulièrement strict. Faut pas se leurrer, un physique pareil ça s'entretient.


Elle ne répond pas au junky, elle se contente de rire et de balancer son mégot dans le vieux pot de fleurs qui sert de cendrier. Elle se lève et Gucci la suit immédiatement. Elle ouvre la porte et tape le code de l'alarme. « C'est bien protégé chez vous. » La connerie des gens n'a pas de limite. « C'est assez protégé, chez nous. » Rectifie-t-elle platement. « C'est pour acheter, pour vendre ou pour prêter ? » « Pour vendre. » Réponds le gars. « Faites voir. » Il sort de sa poche un petit tas de bijoux. Deux paires de boucles d'oreilles, trois colliers et un bracelet. Elle les regarde rapidement. Même pas besoin de sortir une lentille pour voir que tout est en toc ou presque. Le bracelet et en argent et la chaîne du pendantif est en or blanc. « Je peux prendre le bracelet et la chaîne pour... quarante dollars.  » Il écarquille les yeux. « C'est tout ? » « J'achète pas de plastique. » « Mais c'est des vrais ! » « Ouais, des vrais faux. » Elle repose le bracelet. Le type n'est pas content. « C'était à ma mère. » « Elle est morte ? Je suis désolé. » Réponds Georgia avec un air contrit. Le teint crasseux du type est en train de virer au rouge. « Te fous pas de ma gueule, salope. »Ha ! Nous y voilà. « Pardon ? » Il s'approche d'elle avec un air menaçant, son visage est à quelques centimètres du sien. Elle peut voir toutes les imperfections de sa peau et sentir son haleine de sale clodo. Vraiment, dégueulasse, putain. « J'en veux cent dollars. » Elle ne bouge pas d'un pouce. Gucci aboie. « Chhh » elle dit. Le chien ne bougera pas tant qu'elle ne lui dira pas. Dans sa vision périphérique, elle surveille ses mains. Elle sait très bien ce qu'il va se passer. Elle va répondre: « J'ai dit non. » Et il va dire du genre: « Pour qui tu te prends petite pute ? » Après ça il va faire un geste vers sa ceinture et elle sera juste assez bien placé pour lever le genou et frapper dans la partie la plus sensible de son anatomie.
Et ce qui devait arriver arrive.
Il gueule.
Les gens devraient apprendre à rester à leur place.
Et elle enchaîne déjà avec un joli crochet du droit.
Le type titube en arrière, mais elle lui attrape un bras qu'elle retourne dans son dos avant de lui écraser la face sur le plancher poussiéreux de magasin.
Voilà, là, il est à sa place.
Elle s'accroupit au-dessus de lui et place son talon juste sur le dos de sa main. Il gueule encore. Il fait chier, putain. « Lâche-moi espèce de tarée ! » « Gucci ? » Le chien qui n'avait encore pas bougé s'approche et se met à grogner. Elle fait claquer sa langue. « C'est pas comme ça qu'on s'adresse aux filles dans mon genre. » « Putain mais lâche-moi ! » « Y a du mieux... mais je pense que tu peux être encore meilleur, allé ! » Elle renforce la pression sur son talon. Gucci grogne encore. « Ok... ok... s'teuplé... steuplé... lâche-moi... » De sa main libre, elle récupère le flingue qu'il a sa ceinture. Elle l'examine rapidement. C'est de bien meilleure qualité que ses bijoux, ça. « Je t'en prends cent dollars, avec le Colt, ça te va ? » Le truc au vaut au moins deux cents. « Ouais... ouais ok... steuplé... » « Tu vois, quand tu veux ? » Elle le lâche, fouille dans sa poche arrière et en tire deux billets de cinquante qu'elle laisse tomber devant lui. « Allé tire toi. »


Il se relève en titubant, le souffle court. Avant de sortir, il lui lance un regard terrorisé. Puis il détale et Gucci lui court après jusqu'en bas des marches. Elle n'y fait pas attention, elle est en train d'examiner son nouveau jouet. C'était la première règle de Bonnie: "si tu veux rester ici, tu n'auras que ce que tu gagnes."
Et ça fait quinze ans que ça dure.


Dernière édition par Georgia Green le Dim 26 Aoû - 23:41, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 19 Aoû - 22:22

Et encore un, just in case :héhé:



Dig up the bones but leave the soul alone. Let her find the way to a better place. Broken dreams and silent screams, empty churches ans soulless curses, we found the way to escape the day.
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 19 Aoû - 22:25

Well, well, well.
Look who's here. La reine des mean Girls.

Je te préviens, le mercredi, on porte du rose.
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 19 Aoû - 22:48

Haaaa ça va me faire trop bizarre , j'adore Nathalie Dormer et je l'ai eu comme avatar

Bienvenue parmi nous :hey: et bon courage pour la suite.


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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 19 Aoû - 23:02

Bienvenue à toi miss et très chouette choix d'avatars ! On veut en savoir plus !!! :fan:
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 19 Aoû - 23:22

Natalie :cute: Très bon choix, mais cette fiche si vide ! On est curieux !!

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour la rédaction de ta fiche ! :luv:


What waits for you?
Believe that time is always forever. And I'll always be here. Believe it till the end. ▬ I won't go away and won't say never. It doesn't have to be friend.You can keep it till the end.
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Lun 20 Aoû - 0:18

Ce choix divin.
Bienvenue parmi nous, on attend la suite ! :fan: :fan:



☽☽ Le même bâton dur caché dans le même jean
Pardonne moi j'ai trop fumé sur la MJ.

Y'a plus que des bons alcools et des mauvais pressentiments, bourrés, les petits cons comme moi se sentent immenses; Oh! j'ai rempli mon corps de madness, Dieu, pardonne-moi d'être encore en maintenance J'ai le cerveau qui dépasse pas deux d'tens'
Pourquoi tu parles tant ? Un petit pas de danse et tu nous regardes faire des tirs imprécis dans le ciel.
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Lun 20 Aoû - 2:49

Bienvenue parmi nous ! :cute:

J'ai hâte d'en savoir plus !
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Lun 20 Aoû - 8:21

Bienvenue.!!
J'adore et l'avatar et l'idée du métier !
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Lun 20 Aoû - 13:37

Bienvenue sur le forum ! Chouette personnage ! Bon courage pour le reste de ta fiche :luv:


live behind your heartache
It's the price you pay
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Lun 20 Aoû - 17:04

Bienvenue :happy: !! Bon courage pour ta fiche !!


I am
alive
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Mar 21 Aoû - 9:54

Merci à tous vous êtes des petits chous :top: je me dépêche de finir, promis :haaa:
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Mar 21 Aoû - 20:34

Bienvenue parmi nous :luv:
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Mar 21 Aoû - 21:23

le personnage est :luv:
bienvenue parmi nous !
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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Dim 26 Aoû - 9:34

Paumé dans le désert ?

Attention p'tit gars, tu risques bien de te perdre entre les dunes ! Ça fait une semaine que t'es installé mais il manque encore des meubles dans ta piaule, t'as b'soin d'aide peut-être ?
On peut rallonger ton emménagement si besoin, viens donc voir par là ! Ce serait dommage que tu nous quittes, on s'était déjà habitués à toi ! Si on n'a pas de nouvelles de toi d'ici une semaine, ton compte sera supprimé et ta fiche archivée.

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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   Lun 27 Aoû - 9:57

Bienvenue chez les paumés !

Félicitations mon poulet, tes papiers sont en règle ! Tu vas pouvoir prendre tes quartiers à Slab City. On espère que tu vas te plaire ici, tout le monde t’attends déjà en ville et tu vas vite trouver de quoi t’occuper ! A Slab City, on s’ennuie jamais !

N'oublie pas de recenser ton avatar et ton métier !


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On te souhaite bonne chance, et surtout, amuse toi !

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MessageSujet: Re: MEAN GIRL | Georgia Green   

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MEAN GIRL | Georgia Green
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