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 Apolline Diaz || witch

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MessageSujet: Apolline Diaz || witch   Dim 19 Aoû - 15:37

Apolline Diaz
Une petite phrase
 
NOM. Diaz - c’est celui que tu as pris en épousant Sly ; Rigault, c’est celui avec lequel tu es née, avec lequel tu signes ton travail aussi. PRÉNOM(s). Apolline - ca degueule de la France, ca évoque les poètes et les dieux grecs, c’est solaire, lumineux. ÂGE. 37 ans, ils sont peu à affirmer que tu dépasses les 35 ans, ton charme lumineux te plonge dans une forme d’impérissable jeunesse, que tu caches orgueilleusement derrière les cremes anti rides hors de prix. Bave d’escargot, sperme de crapaud, les pires des remèdes pour préserver ta jeunesse éclatante. DATE ET LIEU DE NAISSANCE. 14 juillet - Bergerac, la France dans toute sa splendeur, la France des feux d’artifice, des macarons à la framboise, de la farine qui fait lever le pain et croustiller la baguette. Tu ne saurais dire si c’est Bergerac ou ailleurs. Bergerac, c’est la version officielle, celle qui convient aux administrations. ORIGINES/NATIONALITÉ. française - la délicatesse de Molière s’est perdue dans les frasques de ton pere, ne reste que l'âme insoumise de la Marianne. // Algérienne & Française, le parfum des oranges d’Alger que tu portes toujours, en petite touche, là, sous l’oreille, la même que celle qui parfumait la peau de ta mère, et la saveur du raisin, du parfum des vignes d’un père. TAFF. Diseuse de bonne aventure // Magnétiseuse et guérisseuse STATUT CIVIL. En union libre, l’alliance au doigt, le cul sur tes cuisses. GROUPE. Etesian
souriante
curieuse
ouverte
studieuse
capricieuse
immature
têtue
fragile
Et ta piaule, à quoi elle ressemble ? Malgré des études brillantes en architecture, tu as choisi quelque chose de simple. Enfin ça, c’est ce que tu dis. Princesse arabe d’un Slab City étrange, tu t’es construit un immense tipi qui te sert à la fois d’habitation et de lieu de travail. Tu  y reçois clients, amants, amis, et tu y fais ta vie. Les longues toiles ont été récupéré aux alentours, la structure de bois a été réfléchi par tes soins, et tu travailles à l’élaboration d’un petit puit, à proximité, pour réussir à amener l’eau, du réservoir le plus proche, jusqu’à chez toi. C’est bon pour l’hibiscus, et puis, c’est mieux pour les infusions.

Comment t'as débarqué ? Tu sais pas trop. C’est venu comme une lubie. Une carte postale de Racoon, un bref message envoyé à Sly pour l’avertir, et tu es arrivé là, sur un coup de tête.

Qu'est-ce que t'espères trouver ici ? Une nouvelle aventure: ça fait des lustres que ça te manque de bouger. Tu n’as jamais pu suivre Sly dans ses voyages, alors c’était à ton tour de t’envoler sans prévenir. Tu sais qu’il débarquera, un de ces jours. Sans prévenir. C’est comme ça que ça tourne entre vous. Plus besoin de blabla après tant d’années.

PSEUDO. L0lita ÂGE/PAYS. 23 y.o France CONNEXION. Autant que possible. TYPE DE PERSO. inventé COMMENT T'AS TROUVÉ LE FORUM ? MADE IT BOYZ.  AVATAR. Sofia BoutellaCRÉDITS. Tumblr. UN DERNIER MOT. :sex:


Dernière édition par Apolline Diaz le Dim 19 Aoû - 18:19, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Apolline Diaz || witch   Dim 19 Aoû - 15:37

Once upon a time
le rêve de cultive dans les ténèbres

[L’EMPRISE] Il y a dans la danse un charme mystique qui provoque la fascination. C’est ainsi que ton père a trouvé ta mère. C’est ainsi que ton père a trouvé l’une de ces sept femmes. Jamais une de plus, surtout pas une de moins. Il y avait dans l’air ce parfum d’orange qui règne parfois à Oran. La Radieuse offrait son ciel bleu et son air chaud. Chadia avait fuit l’emprise d’un père trop exigeant, les bras d’une mère impuissante, le giron d’une grand-mère adorée, l’étreinte d’un frère sceptique, et pour vivre, il y avait la danse. Chadia était la troisième et c’est l’ondulation captivante de ses courbes dorées qui l’ont attiré. Deux langages se sont affrontés à la nuit tombée, le darja et le français, la langue de son corps, et le verbe de sa bouche. Ils se sont compris à coups de dessins sur des serviettes en papier, aux saveurs de pâtisseries trop sucrées. Chadia avait dix neuf ans quand elle a pris le bâteau pour la France, aux côtés de Paul. Elle a su, elle était la troisième, il y en aurait quatre autres, elle aurait son mot à dire, il n’y aurait pas de mariage. Juste une cérémonie, sous le soleil estival de Bergerac, entre le vignes et la propriété d’une grande famille dont il était seul héritier. Neuf mois plus tard, il y aurait le sang, le sang avalé, le sang savouré, et les grands yeux d’une enfant au regard dur et à la peau dorée. Apolline. Tu serais son soleil.
Tu étais son cinquième enfants.
A la maison, on t’appelait Marianne.

[NUMERO 5] Il a fallu apprendre à être une parmi les autres. Il y avait François, l’ainé de tous, Marie et Louise, les jumelles, et Gaspard, juste au dessus de toi. Il y avait toi. Il y a eu Cannelle, il y a eu Louis, il y a eu Maximilien, il y a eu Hortense, il y a eu Julien. Dix. Dix enfants. Dix frères et soeurs d’un même père, de sept mères, incapable de se connaître. Les seuls rencontres étaient pour les anniversaires. Le reste du temps, c’était chacun son tour. Chadia pleurait beaucoup. Tu ne comprenais pas toujours. Puis Paul arrivait, aposait les mains sur son corps, t’expliquait les principes premiers du magnétisme, et tu essayais de reproduire, sur des morceaux de viande, sur les légumes de saison. Il fallait savoir refaire pour avoir le droit de dîner sur les genoux de Paul. Tu t’es longtemps demandé pourquoi les autres enfants disaient papa, tu n’as jamais eu droit à ce mot là, il fallait dire Paul, et mériter chacune de ses attentions. Il fallait réciter avec précisions les vers de Molière, ceux d’Appolinaire, il ne fallait pas se tromper dans les paroles des chants patriotiques que tu ne comprenais pas vraiment.
Un jour, Cannelle a fait une erreur dans la récitation de l’anniversaire de Paul.
Elle n’était plus là aux anniversaires suivants.

[MARIANNE] Pour gagner l’attention de Paul, il fallait savoir utiliser son énergie. Les séances étaient éprouvantes, mentalement, psychiquement, et profondément ennuyeuse pour n’importe quel enfant. Tu as passé des heures à agiter tes deux petites mains autour de cette tomate qui devait se friper mais ne jamais pourrir, tu as passé des jours à contempler la différence entre le fruit témoin, et le fruit travaillé. Et tu as fini par réussir. Tu fus la première des dix à réussir. A partir de ce jour là, ta vie a complètement basculé. Tu ne vivais plus seule aux côtés de Chadia mais dans la dépendance principale de la propriété avec Chadia et Paul. Tu avais l’illusion d’avoir une famille ordinaire. Tes journées, tu ne les as jamais passé à l’école, c’était à Chadia de te faire la classe. Tu passais de longues séances aux côtés de ton père qui attirait plus de clients encore grâce à son petit miracle. Marianne, c’est ainsi qu’il te présentait alors qu’il t’enfilait ce petit bonnet à cocarde sur la tête. La plupart de ses clients, malades, espéraient des miracles, et le fait de s’en remettre à une enfant leur donnait une raison supplémentaire d’y croire. Tu étais trop jeune pour essayer d’avoir des nouvelles de ces gens.
Il y a eu une dame qui est revenue en hurlant un jour, en insultant Paul, en giflant ton petit visage.
Tu n’as pas tout compris du haut de tes dix ans, le mot cancer a été prononcé, le mot marabout aussi, puis des insultes encore.
Il n’y avait pas de médicaments dans l’énergie de tes mains.

[LA FUITE] Un petit sac à dos en forme de coccinnelle sur le dos, tu serrais fermement la main de Chadia. Elle t’avait expliqué. Tu ne pouvais plus rester avec Paul, et elle devait rester avec toi. Il fallait changer de pays parce que Paul n’était vraiment pas content. Tu t’es contenté de hocher la tête, tes deux yeux d’enfants sauvages découvrant avec fascination les formes de Paris, l’architecture inédites des buildings modernes se perdant au milieu des pavés d’époque en même temps que la puissance des avions. Tu es monté dans un grand avion, aux côtés de ta mère, avec ce maudit petit bonnet sur la tête. Direction New York. L'atterrissage a été comme une renaissance. Tes yeux ont découvert l’harmonie des routes américaines tracées pour se croiser à la perfection, pour dessiner dans les airs et sur le sol, des droites absolument parfaites. Ta bouche a découvert la saveur de la malbouffe, et ta langue a appris à se plier aux exigences d’une nouvelle langue, la troisième à ton palmarès après le français et l’arabe. La seule exigence de ta mère était que tu n’utilises plus jamais tes mains sur personne. Tu n’avais plus le droit. Tu n’as pas compris pourquoi, mais ton éducation avait fait de toi une enfant obéissante.
A cette époque encore, tu étais une jolie poupée dont il suffisait de tirer les ficelles.

[SOLDAT DU FEU] L’enfant obéissante a grandi et l’adolescente qu’elle est devenue n’avait plus rien de sage. Chadia a été convoqué, encore, et encore, malgré d’excellent résultats, ton comportement laissait à désirer. Déséquilibre psychiatrique, c’était ce qu’on suspectait. Ta mère n’a jamais laissé personne le prouver. Ton coup d’éclat est survenu alors que tu avais seize ans. Ta mère était sortie, une cigarette au bec, du rock à fond dans les oreilles, une lame sur les veines du poignet avec laquelle tu gravais les lettres de tes souvenirs, tu as fais craqué une allumette pour allumer cette bougie parfumée. La flamme s’est reflétée dans la lame, puis dans ton oeil. Ca a commencé par un bout de papier avec lequel tu as joué. La flamme a pris en vigueur, le morceau de papier est tombé. Les lames de parquet en bois ont commencé à s’embraser. Tu as essayé d’éteindre et n’a fait qu’attiser. Les fumées ont commencé à émaner, et tu as commencé à suffoquer. C’est un voisin qui a appelé les pompiers. Ce sont ses bras qui se sont refermés sur ta silhouette frêle, ce sont tes grands yeux qui ont aggripé les siens pour ne plus les laisser t’échapper.
Premier amour, premier baiser,
Premiers émois et une flamme incandescente au fond du ventre.
Trois lettres que tu as gravé dans ta chair le lendemain, du bout d’une lame aiguisée. SLY.

[PARIS SERA TOUJOURS PARIS] Quelques mois plus tard, c’est le grand retour en France. Chadia évite soigneusement le Sud et la belle Bergerac de tes souvenirs. C’est à Paris que vous atterissez, toi aux côtés de Sly, et de cette mère toujours présente, toujours bienveillante et pourtant perdue. Elève brillante, tu passes le bac, et entâmes des études d’architecture. Sly ne met pas longtemps à te suivre dans ces études. S’en suivent les années les plus stimulantes de ta vie sur le plan intellectuel. Vouloir être la meilleure a toujours été dans ta nature, et c’est ainsi que vous vous êtes entraînés pour atteindre le niveau qui est le vôtre désormais. Tu as passé ton doctorat avant lui, c’est avec la même mention que vous vous en êtes sortis. Le tien portait sur l’influence de l’architecture Arabe sur les constructions urbaines de la ville de Paris, le sien sur les villes nouvelles de la région Parisienne.
C’était une autre énergie qui émanait de tes mains désormais,
Celle des étreintes amoureuses et des projets un peu fous.

[LA PIECE MONTEE] Ta mère n’y a pas cru. Toi non plus. Tu as mis plusieurs jours à réaliser, à percuter, à comprendre. Et tu n’es pas descendu de ton nuage. Tu revois encore les deux petits mariés en haut de votre pièce montée, et tu observes parfois, de longues heures durant, la longue robe blanche droite, toute faites de dentelle, qui trône encore fièrement dans ton dressing. Ce fut la journée la plus parfaite de ta vie. Ne manquait qu’un père pour te conduire à l’autel, pour te faire danser le soir venu. Tu n’as pas posé de question à ta mère ce jour là, tu t’es contenté du bras de celui de Sly. C’est au bras de ce dernier que tu t’es enfin sentis entière. Durant toute ton adolescence, tu avais répété vouloir te marier le plus tard possible, devenir une femme d'intérieur, très peu pour toi. Ta mère n’avait jamais été mariée, alors pourquoi l’aurais-tu fais? La réponse était aussi niaise qu’évidente. La raison, c’était lui. Se marier, c’était devenu une évidence, parce qu’il n’y avait plus de raison de tourner le dos au bonheur. Se marier, c’était devenu la suite logique de votre vie ensemble. C’est ce jour là que tu as dis au revoir à Chadia qui a enfin consentis à vous laisser vivre votre intimité dans les murs parfaits de votre appartement parisien.
L’oiseau insoumis aux grands yeux félins s’est encagée volontairement, et sans le voir, tu es devenue autre.

[LE PHÉNIX] L’argent, l’oppulence, la facilité, le tri sellectif des souvenirs et les dîner guindés où on doit à tout prix avoir l’air plus heureuse que la voisine, ce sont toutes ces choses qui ont indubitablement changé celle que tu étais. Sans le voir, tu es devenue celle dont tu te moquais auparavant, celle qui ne faisait plus autant battre le coeur de Sly. Celle qui s’enfermait dans le sérieux de la société mondaine, rangeant un peu trop facilement ses rêves d’aventure au placard. Aux projets de voyages se sont subtitués les contrats à plusieurs zéros, l’envie d’en avoir toujours plus, ce besoin d’exhiber sa réussite, de prouver que l’argent contribuait au bonheur. Tu étais aveuglée par ce quotidien trop propre, et c’est après vingt ans d’existence que tu as pris conscience de ces changements.
Avec la prise de conscience sont venus les regrets. Ceux qui font que tu te montrais forte, aux yeux de tous, mais que parfois, sous la douche, une fois le verrou fermés, les larmes montaient dans tes grands yeux sombres.
Parce que ce soir là, il ne dormait pas à la maison.
Parce que ce soir là, tu n’arrivais pas à rester la parfaite petite épouse naïve.

[PLAIE OUVERTE] L’image restera probablement marquée comme l’une des plus violentes que tu ais eu à affronter. Tu as refermé la porte. Tu as déglutis, et tu as repris le volant pour conduire jusqu’à chez toi. Le lieu était bien trop fréquenté pour éclater en public. C’est dans l’intimité de votre appartement que les objets ont volé, que les cris ont fusé, que le mot a été prononcé et s’est entaillé là, entre tes seins, à cet endroit qu’il avait adoré de tant de baisers. A cet endroit, où vingt années auparavant, tu avais gravé dans le sang, les trois lettres de son prénom. Si tu avais pu ouvrir ton corps pour en arracher ton coeur, c’est ce jour là que tu l’aurais fais.
La procédure a été lancé. Sly s’est envolé.
Devant lui, devant le monde, la femme vénale, l’ex-femme qui essaie de profiter d’un divorce qu’elle ne pouvait pas éviter.
Face à toi, face au miroir, les larmes d’une femme blessée.
Il a fallu apprendre à être une parmi les autres aux yeux de la seule personne qui t’avait un jour fait te sentir unique.

[ANAMNESE] Mais les choses ont évolué. Avec le temps, tu as retrouvé tes repères, tu as repris tes marques, tu as appris à partager, tu as appris à grandir. Petite princesse capricieuse, tu es devenue plus spirituelle, plus relativiste. Aux bras de ton maris se conjuguent maintenant ceux de tes amants et de tes amantes. Tu n’es jamais loin de Sly bien longtemps, venant souffler à ses oreilles, entre deux soupirs, les exploits de tout ces autres. Rien ne te préparait à Slab, mais l’attrait de la chaleur, les cartes postales de Racoon, et la proximité du pays de ton mari ont fini par t’y traîner. Ici, tu es comme chez toi: entre solarité ravissante et rudesse éprouvante. Ici, tu es guérisseuse, diseuse de bonne aventure, tu apprends le tantrisme à qui veut l’entendre. Tu retrouves en Slab, l’Algerie de ta jeunesse. Il ne manque à ton bonheur, que quelques hibiscus en fleur.


Dernière édition par Apolline Diaz le Dim 19 Aoû - 18:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Apolline Diaz || witch   Dim 19 Aoû - 16:53

hé !! c'est à ct'heure ci qu'on arrive ?
Welcome beauté




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MessageSujet: Re: Apolline Diaz || witch   Dim 19 Aoû - 17:00

ENFIN !
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MessageSujet: Re: Apolline Diaz || witch   Dim 19 Aoû - 18:20

Je suis prête à vous embêter mes amours :bed2:
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MessageSujet: Re: Apolline Diaz || witch   

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